La plus grande sardine de Marseille

Tout a été affreusement silencieux sur la Ptite école du FLE dernièrement et pourtant, ça bosse ça bosse!

Un super projet se termine (Allez découvrir sur IF profs mes 10 fiches pédagogiques à partir d’une sélection d’albums jeunesse: Les Pépites Internationales–> Vous trouverez de supers histoires avec imagiers, flashcards, activités sur table, jeux divers et variés, c’est gratuit (sauf le livre en lui-même!) et vous m’en direz des nouvelles!).

D’autres projets sont en discussion… je ne vais pas m’ennuyer à la rentrée mais, entre 2 et avant de prendre des vacances bien méritées voilà la ressource de l’été!

Bonheur garanti: du soleil, du clapoti, clapota, des sardines et des exagérations bien Marseillaises….

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Voilà toute une histoire réécrite en français facile (avec la généreuse autorisation de Milan Jeunesse) et une panoplie d’exercices et d’idées d’exploitation pour les profs qui aimeraient bien partir en vacances, jouer à la pétanque sur le Vieux Port (et boire du pastis) mais qui, à défaut, se contenteront d’imprimer cette ressource toute prête à être utilisée en classe avec vos jeunes élèves 😉

L’histoire est parue en avril dans le magazine: Histoires pour les Petits (que j’adore! vous risquez de retrouver régulièrement des exploitations ici, d’ailleurs j’en déjà une autre dans la poche à partager avec vous pour la rentrée) et ça a été un gros coup de coeur pour moi!

Voilà ce que je vous propose  (on clique sur le titre pour télécharger le PDF)

 

 

 

 

Des idées pour continuer:

  • Si vous avez accès à une bibliothèque/médiathèque francophone (Institut, Alliance ,…) ils sont peut-être abonnés au magazine, vous pourrez ainsi l’emprunter pour avoir les images en grand, le CD de l’histoire, en musique et une grande image sur le marché au poisson pleine de détails, parfaite pour faire parler les élèves.

Je fais toujours écouter la version originale d’une histoire après avoir travaillé sa version simplifiée. Avec l’histoire connue et le vocabulaire en tête elle est alors compréhensible par les enfants. C’est très valorisant pour eux de se rendre compte qu’ils en sont capables! Le CD joint au magazine est super! Les enfants adorent avoir un autre interlocuteur que moi et le texte est lu lentement avec une mise en scène sonore: c’est parfait!

 

  • Théâtre: Envie de monter une pièce de théâtre avec vos élèves cet été? Voilà une pièce tout à fait adaptée. La pièce -6 petites scènes- est écrite pour le niveau A1.1 et pour les pré-ados et fait en sorte que tous les enfants d’une classe puisse avoir un rôle. Le livret comprend le CD audio, des activités de compréhension et leurs corrigés et un dictionnaire visuel. Je ne l’ai pas testée mais j’aurais bien voulu (mais je préfère malgré tout être en vacances….)!

Le lien pour commander le livre sur Amazon (non je ne gagne rien dessus!!)

L’histoire du magazine doit aussi être adaptable en pièce de théâtre. Si un enseignant motivé s’y attelle je pourrai contacter Milan pour avoir leur accord et si c’est possible partager son travail ici!

 

 

  • Et puisque la sardine est, visiblement, un poisson très populaire voici un super jeu de chez Djeco qui devrait être dans toutes les salles de classe parce qu’idéal pour travailler les accessoires, vêtements, motifs et couleurs.

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(je gagne toujours rien mais je devrais!! Djeco si tu m’écoutes 😉 )

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  • J’ai aussi envie de faire une activité manuelle  sur ce modèle avec la tête de Baptistin, et à l’intérieur de l’accordéon une baleine. Je vous la posterai quand ce sera fait:

 

  • Et enfin, pour continuer sur la comparaison voici des illustrations minimalistes Paris VS Marseille à discuter, interpréter, compléter, ….

 

Voilà pour cette ressource estivale qui j’espère vous plaira autant qu’à moi et à mes élèves. N’hésitez pas à me partager votre expérience.

Je pars à Marseille dans quelques semaines et j’aimerais tourner un petit reportage vidéo et/ou photo en complément. Si ça vous intéresse dites-le moi!

Bon cours!!

 

Autorisation Milan Presse n°2018/06/0003-MIL:  » Histoires pour les petits » n°173 d’avril 2018, Histoire « La plus grande sardine de Marseille » texte de Karine Marie AMIOT et Illustrations d’Audrey BRIEN

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Caché

Vous n’êtes pas sans savoir que j’affectionne les livres de l’école des loisirs et notamment parce qu’ils ont un système d’abonnement très abordable qui fonctionne de l’étranger. J’encourage toujours mes élèves à s’y abonner.

Puisqu’il s’agit d’un public FLE je conseille aux parents de choisir une tranche d’âge inférieure à l’âge de leur enfant pour que le niveau de langue leur soit accessible et que l’expérience leur soit bénéfique. Qui voudrait lire un livre où il ne comprend rien?

Voici l’album Caché, de Stéphanie Blake qui, au passage, a une formidable bibliographie à exploiter en FLE précoce (mes préférés: Je veux des pâtes, Poux, Au loup!)

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Voici un petit livre cartonné à destination des petits (maternelle) en langue maternelle mais qui sera tout à fait intéressant à exploiter au niveau langagier dans les premières années de l’école primaire pour des élèves qui apprennent le français.

Le principe est simple: chaque page correspond à un lieu (le parc, Paris, la boulangerie, le zoo…) et Petit Loup s’y est caché, à nous de le retrouver. Les illustrations sont colorées et détaillées, les thèmes variés. C’est donc un support idéal pour travailler la description (avec il y a), le vocabulaire spécifique de ces lieux, les couleurs et la localisation (avec est ou se cache+ sur/sous….) .

J’ai donc créé un ensemble de supports pour travailler la production orale autour de ces objectifs.

  • Un petit dictionnaire pour chaque page de l’album à réviser/apprendre au préalable ainsi que les Flashcards correspondantes

3 PDF à télécharger ici : Dico Caché 1Dicos Caché 2FC

Sans titre-1

 

  • Un poster A3 de chaque page avec de petits caches à mettre par dessus.

PDF à télécharger ici: Posters A3 et caches

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Sur ces caches j’ai gommé le Petit Loup. Ainsi la première fois que les élèves voient l’illustration, on y ajoute les petits caches et le personnage à trouver n’est pas là. On peut décrire l’image en utilisant les couleurs (le lion est rouge ou bien il y a un lion rouge. Je préfère choisir une structure par séance et m’y tenir si elle est nouvelle ou pas acquise ce qui est le cas dans les petites classe de 1ère ou 2ème année de primaire. )

Il s’agit ensuite d’un jeu. Il faut que les élèves fassent des hypothèses sur là où se cache le loup, à l’aveugle en utilisant les prépositions de localisation :sur, sous, dans, à côté de, devant, derrière. Si sa phrase est juste on enlève le cache et on vérifie son hypothèse. Selon le niveau des élèves on en peut profiter pour systématiser la réponse négative (Non, Petit Loup n’est pas sur le zèbre).

 

  • Des petites cartes  où j’ai placé Petit Loup ailleurs dans les décors de Paris et du zoo qui sont mes préférés

2PDF couleur à télécharger ici, Cartes PO Zoo, Cartes PO Parispuis ici les Petits loups à découper et enfin les cartes PO Noir et Blanc

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Un enfant en pioche une et décris à un camarade la localisation de Petit Loup.  Celui-ci à à sa disposition le décor vierge et des Petits Loups découpés et doit donc en prendre un et le placer au bon endroit avant de vérifier sur la carte.

Avec les cartes de Paris on travaillera sur les prépositions sur, à côté de, derrière. Avec celles du zoo on pourra travailler sur, sous, devant, derrière, à côté de.

A vous de voir si vous travaillez les prépositions l’une après l’autre où si vos élèves sont assez à l’aise pour que toutes les cartes soient mélangées.

Vous trouverez aussi ces mêmes cartes en noir et blanc si vous voulez les utiliser pour créer des exercices de production écrite.

  • Des supports supplémentaires pour la dernière page qui est parfaite pour travailler (réviser ou introduire) les pièces de la maison.

Des étiquettes sur les pièces de la maison et un poster-référence à afficher dans la classe.

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Et pour travailler plus en détail la localisation avec les pièces mais aussi les objets de la maison des posters avec des petits loups partout (derrière le lit des parents, sur la télé du salon, devant la baignoire, sous les escaliers….) et des petits loups à découper et à placer au bon endroit.

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C’est un jeu qui peut se jouer en collectif: un élève au tableau place les loups sur le poster vierge en écoutant les consignes de ses camarades qui se passent le poster modifié. Mais il est encore plus pertinent d’y jouer ensuite par binôme. Dans ce cas le vocabulaire de la maison et de ses objets doivent être bien travaillés en amont pour que ça fonctionne.

L’ensemble dans un PDF à télécharger ici Localisation Maison+loups+mots

  •  Et enfin parce qu’on n’est pas toujours obligé de travailler, un bonus plaisir, un coloriage à partir de la page du zoo que je trouve particulièrement savoureuse (si on clique on l’a en grand, 😉 yeay

Coloriage Zoo

Les animaux: toute une histoire !

Les animaux : c’est un thème privilégié à travailler avec les enfants parce qu’ils adorent ça, que leur univers en est peuplé (livres, dessins animés, histoire..), les supports sont donc innombrables.

C’est aussi un thème tellement large qu’on peut s’en servir pour travailler beaucoup de notions autres que le simple noms des animaux: le lexique du corps, de la description, des couleurs, des lieux, de l’alimentation, des actions,….

Voilà pourquoi on est resté dessus un moment avec mes classes et voilà ce qu’on a travaillé (attention montagne de matériel!)

  • Le nom des animaux et la localisation.

Grâce à ces images (une simple et une plus complexe) on a revu ou appris le nom de nombreux animaux et la localisation grâce à des devinettes: « Où est le chat bleu? » ou à l’inverse « Je vois un animal derrière le chat bleu, qu’est ce que c’est? » Devinettes que se posent les élèves entre eux.

  • Les parties du corps des animaux.

J’ai réutilisé des images que j’avais dessinées pour un petit dictionnaire l’année dernière ICI en version flashcard pour travailler la mémorisation des ces mots nouveaux utilisés avec avoir.

 Le fichier des flashcards est à  télécharger en PDF Ici Caractéristiques Animaux Flashcards

Et le petit dico créé l’année dernière Dico animaux caractéristiques

(il y a quelques différences, on n’a pas utilisé exactement le même vocabulaire)

  • Des images pour travailler la description

PDF ici Images d’animaux pour la description

  • Le même principe de flashcards pour apprendre  vocabulaire des habitats des animaux

 En PDF à télécharger ici : Habitats Animaux Flashcards

 

  • Des images d’habitats pour reparler de « qui vit où? »

A télécharger en PDF Ici Images des habitats 

 

 A suivre…..

Comment travailler avec des « flashcards ». Exemple: être+adjectifs

Il est tentant, en tant que prof, de croire qu’on a »fait le job » quand on a introduit le nouveau vocabulaire, qu’on l’a répété, fait répéter et réutiliser quelques fois. Le problème c’est qu’à croire que c’est suffisant on va s’agacer quand on fera inévitablement face à des élèves qui ne s’en souviennent toujours pas. « Mais ça fait 10 fois qu’on le répète!!! », « Mais on vient juste de le dire! » « MAIS heuuuuuu! »  » Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » « Ils comprennent rien ces patates…! »

Détresse de l’élève et du prof.

La mémoire est quelque chose de délicat à comprendre et son fonctionnement diffère selon les individus. Oui, certains de mes élèves vont avoir retenu le mot nouveau après l’avoir entendu, répété et utilisé une petite poignée de fois. Pendant ce temps, généralement, le reste de la classe ne l’aura toujours pas retenu. Ce mot sera dans une petite case du cerveau notée: ce mot ne m’est pas inconnu, oui je l’ai entendu et même prononcé mais….. que veut-il dire……? Dans une petite case qui s’appelle: « Je sais mais j’ai oublié ». Case tout à fait banale mais à visée provisoire !

J’ai entendu dire au cours d’une formation qu’il fallait une récurrence moyenne de 20 fois, de 20 façons différentes pour qu’un mot soit acquis.

Si je me souviens de mes lointains cours théoriques de pédagogie il y a 3 vecteurs principaux de mémorisation : la vue, l’ouïe, et le toucher (ou le fait de « faire », le geste, l’action….)

Tout prof va, a priori, utiliser naturellement le support auditif: je parle, vous entendez/répétez. C’est la base. Mais c’est très  insuffisant pour la plupart des élèves.

Un public ado ou adulte qui a déjà des réflexes de travail individuel pourra compléter en travaillant à la maison.

Quand on enseigne à des enfants on ne peut pas vraiment compter sur ce travail individuel.  Tout doit se faire en classe. Si nos élèves n’ont pas acquis tel vocabulaire ou telle notion c’est à nous de revenir dessus et de faire en sorte que cette acquisition se fasse, en classe et pour toute le monde.

C’est en ayant ce principe en tête que j’essaie autant que possible d’utiliser les 2 autres supports de mémorisation dans mes cours: le geste qui accompagne le mot (j’ai une foi inébranlable en la force de la mémoire kinesthésique) (pour une fois que je connais le terme théorique….!) et les flashcards (ayant moi-même un profil essentiellement visuel). Ainsi chaque profil d’apprenant peut y trouver son compte et la variété des approches profite à tous.

C’est pour ça que vous trouvez sur ce blog beaucoup d’ images qui vont servir de support visuel aux apprenants. Ayant épuisé mes souvenirs théoriques sur le sujet je m’en vais à présent vous raconter de façon plus pratique comment je les utilise en classe avec l’exemple le plus récent que j’ai : le verbe être et les adjectif.

Je travaille avec des enfants de langue maternelle turque. Hors en turc le verbe être n’existe pas vraiment. Il peut être occulté. Ou bien, on rajoute un suffixe pour spécifier la personne à la fin du nom ou de l’adjectif. Pareil pour le verbe avoir. Ces 2 verbes sont donc très difficiles à comprendre, appréhender, et utiliser pour mes élèves. D’où ce travail approfondi qui va se poursuivre toute l’année.

Et voici les flashcards en question

( dans l’ordre content/amoureux/fatigué /fort /grand / gros /malade / faché / petit /triste)

  • Découverte des mots avec les flashcards

La plupart sont connus mais pas tous. Pour les nouveaux mots je lie le geste à la parole (on dit  » amoureux »avec une petite voix et en faisant un coeur avec la main, on dit « fort » d’une voix décidée et en montrant ses muscles!!, « gros » se différencie de « grand » par le son O qui d’ailleurs a la même forme que le personnage, on le remarque on mime ce grOs ventre et on rigole…). Je dis le mot, ils le répètent, le miment, et on recommence 2/3 fois. C’est l’occasion de parfaire la prononciation pour ne pas installer de mauvais réflexes. Ici je ne travaille QUE sur l’adjectif. Pas encore sur la structure de phrase avec être.

  • Jeux de mémorisation visuelle: le mot.En 2 étapes.
  1. La première étape consiste à associer la bonne image au mot que le prof dit. En général, j’affiche quelques cartes au tableau et il va falloir montrer la bonne. D’abord individuellement, puis comme une petite compétition entre 2 élèves. Je dis « fatigué » et le premier qui montre la carte ou l’attrape gagne, etc….Ceci peut être complété par un jeu de mime, un jackadi, … tout ce qui peut « installer le mot, entendu, dans le corps »
  2. Pour la deuxième étape, c’est à l’élève de dire le mot quand je montre l’image. Il y a différentes façon de rendre cette étape ludique, compter les points encore une fois, montrer les cartes de plus en plus vite, le montrer en un éclair de sorte à ce qu’ils n’aient que le temps de deviner l’image, les cacher derrière son dos et « surprise!!, une carte!! ».… A vous de trouver les vôtres, je suis preneuse, d’ailleurs, de toute nouvelle idée!! Là encore le mime complète la mémorisation, je mime, ils disent le mot … seuls, tous ensemble, sous forme de compétition (celui qui se trompe s’assoit jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un)
  • Le mime : la phrase.

Assez de mots, il temps de passer à l’action. Et à la phrase.

Un enfant va venir près de moi, je lui montre discrètement une flashcard et il va la mimer, celui qui fera la bonne phrase « Il est fatigué » pourra à son tour venir mimer. C’est l’occasion de revoir une fois toutes les cartes et d’expliquer les variations éventuelles au féminin (grand/grande). Mon objectif n’est pas le masculin/féminin donc je n’insiste pas plus que ça mais je les corrige rapidement quand ils se trompent au cours du jeu. Et finalement pour la majorité des élèves ça suffira pour qu’ils y fassent attention.

Puis je vais me « retirer » symboliquement du cours puisque chaque élève qui va venir mimer va choisir lui-même, SANS FLASHCARD, ce qu’il veut mimer. L’intérêt est double : ils font l’effort de se souvenir des cartes et donc des adjectifs qu’on utilise avec le verbe être. Et puis, le jeu se faisant sans moi, ils vont utiliser, en situation, le « tu » et le « je ». Avec le geste. Je leur demande de pointer le doigt vers eux quand ils disent « je » et vers leur ami pour le « tu ». L’enfant qui mime choisit celui qui va répondre. Je ne suis plus là que pour les petites corrections. Ce retrait de l’enseignant me semble essentiel, il renforce le naturel de l’échange entre les élèves.

Exemple: « Tu es triste? », l’élève qui mime répond « Oui, je suis triste »

On introduit la réponse négative: « Non, je ne suis pas triste ». Ce jeu de mime est drôle et les enfant participent parce qu’ils veulent à leur tour l’occasion de bouger et de « faire du théâtre ».

Rien n’empêche cependant le prof d’entrer dans le jeu du « théâtre » et d’en faire des caisses pour faire rire tout le monde et ainsi remotiver les élèves qui restent un peu passifs.

  • L’étiquette dans le dos

Avec un gros trombone on accroche une flashcard dans le dos d’un élève qui ne la voit pas. A lui de trouver ce que c’est en posant des questions : « Je suis malade? » -> réponse affirmative OU négative de la part du groupe classe. J’aime bien de temps en temps passer aux réponses collectives: certains enfants timides vont préférer ça et aimer parler uniquement dans ces moments là.

  • Les dés

J’ai utilisé des images qui représente les pronoms personnels : JE, TU, IL, ELLE, ON que nous avons rapidement travaillé (toujours avec la gestuelle)

Puis on a joué avec ces 2 dés que j’ai créés et imprimés en A4

C’était la première fois que j’utilisais des dés pour travailler la structure de phrase/conjugaison et c’est génial. Je le referai régulièrement.

Encore une fois on exploite le ras-le-bol des enfants à être assis et leur motivation toute naturelle pour tout ce qui va les faire se lever de leur chaise. C’est tout bête mais ils vont adorer venir au centre du cercle et jeter ces dés. Ils vont même parfois en faire des caisses, inventer de nouveaux lancés de dés: les 2 en même temps, le plus haut possible, avec un petit saut de danse. Peu m’importe. Puisqu’au final ils conjuguent en n’oublient plus d’utiliser le verbe être.

Pour corser un peu le tout après quelques tours de dés on va en demander plus. On va travailler sur la question « pourquoi? »

Enfant1 : Lancer de dés:« Je suis fatigué. »

Enfant2 (choisi par enfant 1): « POurquoi tu es fatigué? » (Oui, non on n’inverse pas encore le sujet.)

L’enfant1 a toute la liberté de répondre ce qu’il veut et s’il le veut de faire rigoler ses camarades.

Encore une fois l’enseignant s’efface au maximum de l’échange et quelle satisfaction de voir que nos élèves ont « une conversation » entre eux et en français. L’échange n’est pas complètement naturel mais il pourrait l’être.

Voilà un exemple assez représentatif de ma pratique de classe avec les images comme support de mémorisation et de production orale.

Voici les images en questions et les dés et à vrai dire, vous pouvez bien en faire ce que vous voulez 🙂 Télécharger le PDF ICI Etre + adjectif

A venir, une activité ludique autour d’être et ces mêmes adjectifs qui a, autant le dire, cartonné! Et bien sûr la suite logique: le verbe avoir qui va être sensiblement travaillé de la même façon.

Le « qui est-ce » des hiboux : couleurs/accessoires

Si les années précédentes j’avais mes propres classes, cette année je ne suis qu’intervenante dans plusieurs classes. Intervenante en production orale uniquement. Ce qui modifie forcément la façon de préparer mes cours.

J’ai peu de temps dans chaque classe (3 à 4 périodes de 40 minutes) et il faut donc que ces cours soient « productifs » : que les enfants parlent le plus possible.

Si je pouvais me permettre les autres années d’introduire tranquillement le thème, de faire bricoler, colorier, découper, personnaliser mes supports de production orale par les élèves eux-mêmes tout en écoutant des chansons, (à la belle vie….)  ….  cette année au contraire j’arrive avec mon matériel tout prêt. Et c’est parti !

Ainsi sur l’idée du jeu de « qui est-ce ? » qui m’est chère ( dérivée ici avec les vêtements, ici avec les monstres) parce qu’elle plait énormément aux enfants et les fait parler, systématiser en jouant des structures importantes j’ai trouvé et utilisé un support très amusant et tout prêt pour réviser les vêtements et les couleurs et pour travailler la structure du verbe avoir (j’ai/je n’ai pas) :

Ces petits hiboux colorés et accessoirisés sont le travail d’une chouette (haha) illustratrice: Mary Birdy (Clic Blog) qui m’a donné l’autorisation de partager ici mon travail à partir de ses images.

Mon approche a été divisée en plusieurs étapes/séances :

1. J’ai / Je n’ai pas de + vocabulaire

J’ai préparé des cartes avec le vocabulaire qu’on retrouvera sur les animaux. Pour la plupart il était connu des élèves mais cela m’a permis d’introduire les mots qu’ils ne connaissaient pas. Dossier complet_02Dossier complet_01

Nous les avons découvertes. Puis triées au tableau par colonne : un / une / des.

Puis j’ai introduit la structure j’ai / je n’ai pas et nous avons joué à se poser des questions (moi d’abord, puis eux entre eux….) avec l’aide du panneau à la vue de tous.

Vers la fin de la séance, j’enlève cette affiche et pour la plupart, la structure est acquise (pour le moment….)

2. Il a / Il n’a pas de + description des oiseaux

Un par un je montre un des oiseaux (ravissement des enfants à chaque fois !) et, avec l’aide des cartes vocabulaires, un enfant pose des questions avec la structure : il a un…? et tous les enfants répondent en coeur : oui, il a un … ou bien:  non, il n’a pas de….

Et pour finir, on pose la question de la couleur: il est vert? rouge? (avec pour simple réponse oui, ou non pour ne pas qu’ils se mélangent entre être et avoir au négatif, pour l’instant)

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Bien que répétitive cette activité a beaucoup plu aux enfants pour plusieurs raisons selon moi :

– la curiosité et le plaisir de découvrir chaque nouvel oiseau et la variété de ceux-là

– grâce à l’activité précédente, et le fait qu’ils avaient les cartes de vocabulaire à disposition, ils n’étaient pas à court d’inspiration

– on a eu le temps de faire passer chaque enfant

– le fait de répéter tous ensemble la réponse a créé un dynamisme et était amusant

Et voilà les ptits machins fin prêts pour l’activité du qui est qui.

3. Le grand final: le qui est qui.

Le grand final, l’aboutissement, Tadaaaa !

Pour ceux qui connaissent mes précédentes activités du genre, ben c’est pareil. POur les autres, le principe est simple, on affiche tous les oiseaux au tableau. Un enfant sort de la classe, pendant ce temps là, la classe choisit un des oiseaux et l’enfant revient et tente de retrouver l’oiseau en question en posant des questions.

Exemple: Si l’enfant demande: « Il a des lunettes? »  et que la classe répond « Non il n’a pas de lunettes » il enlève tous les oiseaux à lunettes et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il retrouve l’oiseau choisit, sous les applaudissements de la classe 🙂

Il y a aussi un raisonnement logique intéressant à travailler à cet âge là (j’enlève ceux qui ont des lunettes ou ceux qui n’en ont pas…. ça n’est pas évident pour tous)

Tous les documents ici  en PDF: Les oiseaux Dossier complet