Zouk la petite sorcière

Vous l’aurez compris mon dada du moment c’est d’adapter des livres pour enfants au niveau de langue de mes élèves et de travailler à partir de ces livres.

A vrai dire je fais ça depuis des années mais je prenais rarement le temps d’écrire le texte, de le mettre en page et de le distribuer aux enfants. Jusqu’à présent ce que je faisais c’était de raconter l’histoire avec mes mots, que je choisissais en fonction de 1/ce qu’ils connaissaient 2/ ce que je voulais travailler avec eux.

J’écrivais le nouveau texte au brouillon et le répétais une fois ou 2, afin d’être sûre que je ne partais pas n’importe où (que je gardais les mêmes structures et vocabulaires dans les différentes classes) et puis, je préparais une batterie d’exercices et d’activités pour reprendre le tout pendant quelques séances (qui pouvais être espacées dans le temps).  Je garde encore cette façon de faire parfois juste pour voir les yeux s’illuminer quand je demande à la classe de s’installer (sans trousse sur les tables!!! Ils m’éneeeeeeervent à jouer avec leurs crayons quand je raconte!!) et que je pousse une table contre le tableau pour m’y installer et raconter. Un vrai petit bonheur partagé.

Mais j’ai découvert le bonheur tout aussi similaire de leur distribuer les livrets, de les voir de suite feuilleter, déchiffrer, observer, commencer à lire dans leur coin, impatients…. Je les voyais frustrés à la bibliothèque ou lors de la distribution des livres français qu’ils avaient commandés parce que, malgré leurs heures et années de cours de français, ils n’y comprenaient pas grand chose. Je  voulais les voir lire en français, pas parce que je le leur demande, pas pour lire la consigne, mais pour le plaisir et je crois que ces petits livres adaptés y sont parvenus. C’est pourquoi j’ai envie de continuer à en adapter. Je rêve d’en créer aussi mais pas sûre que le talent me rencontre sur cette route…. En tout cas j’ai envie de continuer à nourrir leur envie de lire en français!

Voilà donc l’histoire de Zouk la petite sorcière, personnage récurrent du magazine « Les belles histoires ». Dans cette histoire, elle voudrait bien une petite soeur mais ses parents ne sont pas du tout, du tout, d’accord. Hors, Zouk n’est pas du genre à abandonner aussi facilement…

C’est drôle et mignon, j’ai adoré les illustrations, c’est court (5 pages) et pourtant très riche à exploiter. Je l’ai adapté avec 2 niveaux de langue différents:

 

  • NIVEAU 1: Avec des élèves qui apprennent régulièrement le français depuis un an maintenant, qui arrivent petit à petit à lire et se débrouiller avec des phrases et du vocabulaire simples. Je voulais une histoire qui reprennent le verbe « vouloir » que l’on avait appris et travaillé depuis quelques séances. Ca a aussi été l’occasion de revenir sur la conjugaison des verbes-ER au présent, sur le pluriel et la lecture du « -ent », les verbes être et avoir (always!!) et le vocabulaire de description des animaux que l’on venait de commencer : Grâce à ces activités et aussi celles-ci et au Petit Gruffalo

PDF à télécharger Ici pour le Niveau 1: Zouk LIVRET 1 et Zouk EXOS 1

  • NIVEAU 2 : Avec des élèves qui étudient le français depuis 2/3 ans et sont donc plus avancés en terme de structures et de vocabulaire. Les exercices sont pour certains les mêmes, le lexique inconnu est plus nombreux et plus riche, mais la vraie différence c’est que je me suis servie de cette histoire pour introduire le Passé Composé avec AVOIR .

J’ai expliqué aux élèves qu’on allait apprendre le passé, et en avançant fiche par fiche, observation par observation, exercice par exercice, ils ont vite compris et appris le fonctionnement du Passé composé. Prof archiè-satisfaite! Evidemment c’est maintenant un travail de longue haleine pour rendre son utilisation fluide et systématique, et puis on n’a pas encore attaqué les verbes avec l’auxiliaire être, les verbes pronominaux (oooh les verbes pronominaux….!!) m’enfin on a le droit d’être content quand quelque chose marche!

PDF à télécharger Ici pour le Niveau 2: Zouk LIVRET 2 et Zouk EXOS 2 et le précieux Zouk Passé Composé

Je remercie grandement Serge Bloch et Nicolas Hubesch de nous créer ces chouettes histoires et de m’avoir autorisée à partager avec vous tous ce matériel pédagogique. Je remercie aussi Zouk pour ses facéties qui nous amusent tant et les leçons qu’elle nous enseigne 🙂 Sans eux 3 rien n’aurait été possible et mes élèves ne sauraient toujours pas utiliser le passé composé 😀

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Questionnaire d’Halloween

Halloween approche et c’est l’occasion parfaite pour parler de la peur (et revoir au passage la conjugaison du verbe avoir et la préposition DE + un nom ou un verbe à l’infinitf).

Pour ce faire voici un petit questionnaire tout simple à faire en groupe: qui a peur de quoi? 

A gauche on écrit les prénoms, chacun commence par remplir le sien avec un code convenu à l’avance: des ronds pour oui, des croix pour non par exemple. On demandera un minimum de « oui » à chaque élève sans quoi on risque de ne se retrouver avec un NON unanime : « moi je n’ai peur de rien! » étant un crédo à la mode dans les cours d’école. Et dans ce cas l’intérêt du questionnaire tombe à l’eau.

Ensuite on se pose des questions avec « je » et « tu » et on remplit les cases : « Tu as peur des fantômes?/ de grimper aux arbres? des serpents? du noir? de monter à cheval? des araignées? de prendre l’avion? des vampires? de faire du ski? de l’eau? du feu? des souris? de l’orage? »

Sans titre-1

Une autre manière d’utiliser le questionnaire est que le professeur préremplisse un questionnaire avec un code couleur : blanc pour oui et noir pour non et le but est de remplir le questionnaire pour trouver ce que représente le dessin.

Exemple : Peur ou pas peur ex

Voici le fichier PDF Peur ou pas peur

En version couleur et noir et blanc

Bonne fête d’Halloween à tous 🙂

Les animaux: toute une histoire !

Les animaux : c’est un thème privilégié à travailler avec les enfants parce qu’ils adorent ça, que leur univers en est peuplé (livres, dessins animés, histoire..), les supports sont donc innombrables.

C’est aussi un thème tellement large qu’on peut s’en servir pour travailler beaucoup de notions autres que le simple noms des animaux: le lexique du corps, de la description, des couleurs, des lieux, de l’alimentation, des actions,….

Voilà pourquoi on est resté dessus un moment avec mes classes et voilà ce qu’on a travaillé (attention montagne de matériel!)

  • Le nom des animaux et la localisation.

Grâce à ces images (une simple et une plus complexe) on a revu ou appris le nom de nombreux animaux et la localisation grâce à des devinettes: « Où est le chat bleu? » ou à l’inverse « Je vois un animal derrière le chat bleu, qu’est ce que c’est? » Devinettes que se posent les élèves entre eux.

  • Les parties du corps des animaux.

J’ai réutilisé des images que j’avais dessinées pour un petit dictionnaire l’année dernière ICI en version flashcard pour travailler la mémorisation des ces mots nouveaux utilisés avec avoir.

 Le fichier des flashcards est à  télécharger en PDF Ici Caractéristiques Animaux Flashcards

Et le petit dico créé l’année dernière Dico animaux caractéristiques

(il y a quelques différences, on n’a pas utilisé exactement le même vocabulaire)

  • Des images pour travailler la description

PDF ici Images d’animaux pour la description

  • Le même principe de flashcards pour apprendre  vocabulaire des habitats des animaux

 En PDF à télécharger ici : Habitats Animaux Flashcards

 

  • Des images d’habitats pour reparler de « qui vit où? »

A télécharger en PDF Ici Images des habitats 

 

 A suivre…..

Jeu pour être et avoir

  • Etre+ description et nationalité

Chose promise, chose due.

Je vous ai parlé d’un jeu oral qui permet de travailler activement les utilisations du verbe être tels que présenté ici : avec les adjectifs gros/grand/petit/content/triste/fâché. Nous avons aussi travaillé les 2 adjectifs de nationalité français et turc
Il s’agit d’un jeu sur le modèle de qui est-ce.

Nous avons travaillé la description de chaque image séparément, sans les symboles, puis avec les symboles et les nationalités (j’avais collé un petit drapeau sur chaque image, ils ne sont pas visibles sur le pdf pour que chaque puisse mettre les drapeaux qui l’intéresse en fonction de son propre contexte d’enseignement).

Puis nous avons mis les tables en rond et j’ai collé une image devant chaque enfant, sans qu’il ne la voit et le but du jeu est qu’il découvre « qui il est » en posant des questions à ses camarades qui, eux, voient son personnage.

Il a les étiquettes de tous les personnages à sa disposition et il les élimine au fur et à mesure de ses questions pour ne se retrouver qu’avec un personnage à la fin. Le bon ! (on espère)

Mozaique_01

Exemple :   Je suis grand?  -> Non tu n’es pas grand    (et hop on enlève toutes les étiquettes qui ont le symbole grand)

Tous les documents en PDF: Grandes affiches sans symboles (description d’image), petites affiches avec les symboles (à coller sur la table devant l’élève) et petites étiquettes pour les enfants à télécharger ici : Jeu qui est ETRE

J’ai malheureusement effacé par erreur toutes les photos et vidéos que j’avais prise pour illustrer la mise en place mais heureusement….. nous avons ensuite travaillé exactement de la même façon pour les expressions avec le verbe avoir: avoir + peur/chaud/froid/chaud/faim/soif/mal

  • Avoir + sentiments

Nous avons donc repris  la même démarche qu’avec le verbe être: flashcards, mimes, devinettes, dés … pendant 4 périodes (de 40 minutes) pour brasser ces expressions au maximum, avec les sujets je/tu/il/elle/on.

Le dé : Dice

Puis même présentations d’affiches avec et sans les symboles pour décrire les personnages en utilisant ces expressions et même jeu avec cette fois des photos et une vidéo pour comprendre comment ça se passe en situation! Héhé! En direct de ma classe donc.

Voici les personnages à décrire . Il est bien moins facile de trouver des images pour illustrer la soif que pour illustrer la tristesse! Soyez donc indulgents 🙂

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POur les besoins du jeu nous avons rajouté les éléments suivants: avoir les cheveux bruns / roux/ blancs, avoir une barbe / une moustache / un chapeau / un collier / un noeud (vocabulaire connu des enfants puisque travaillé précédemment ici )

La disposition

Tous les documents du jeu avec AVOIR à télécharger ici en PDF : Jeu AVOIR

La vidéo est à venir ….

Comment travailler avec des « flashcards ». Exemple: être+adjectifs

Il est tentant, en tant que prof, de croire qu’on a »fait le job » quand on a introduit le nouveau vocabulaire, qu’on l’a répété, fait répéter et réutiliser quelques fois. Le problème c’est qu’à croire que c’est suffisant on va s’agacer quand on fera inévitablement face à des élèves qui ne s’en souviennent toujours pas. « Mais ça fait 10 fois qu’on le répète!!! », « Mais on vient juste de le dire! » « MAIS heuuuuuu! »  » Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » « Ils comprennent rien ces patates…! »

Détresse de l’élève et du prof.

La mémoire est quelque chose de délicat à comprendre et son fonctionnement diffère selon les individus. Oui, certains de mes élèves vont avoir retenu le mot nouveau après l’avoir entendu, répété et utilisé une petite poignée de fois. Pendant ce temps, généralement, le reste de la classe ne l’aura toujours pas retenu. Ce mot sera dans une petite case du cerveau notée: ce mot ne m’est pas inconnu, oui je l’ai entendu et même prononcé mais….. que veut-il dire……? Dans une petite case qui s’appelle: « Je sais mais j’ai oublié ». Case tout à fait banale mais à visée provisoire !

J’ai entendu dire au cours d’une formation qu’il fallait une récurrence moyenne de 20 fois, de 20 façons différentes pour qu’un mot soit acquis.

Si je me souviens de mes lointains cours théoriques de pédagogie il y a 3 vecteurs principaux de mémorisation : la vue, l’ouïe, et le toucher (ou le fait de « faire », le geste, l’action….)

Tout prof va, a priori, utiliser naturellement le support auditif: je parle, vous entendez/répétez. C’est la base. Mais c’est très  insuffisant pour la plupart des élèves.

Un public ado ou adulte qui a déjà des réflexes de travail individuel pourra compléter en travaillant à la maison.

Quand on enseigne à des enfants on ne peut pas vraiment compter sur ce travail individuel.  Tout doit se faire en classe. Si nos élèves n’ont pas acquis tel vocabulaire ou telle notion c’est à nous de revenir dessus et de faire en sorte que cette acquisition se fasse, en classe et pour toute le monde.

C’est en ayant ce principe en tête que j’essaie autant que possible d’utiliser les 2 autres supports de mémorisation dans mes cours: le geste qui accompagne le mot (j’ai une foi inébranlable en la force de la mémoire kinesthésique) (pour une fois que je connais le terme théorique….!) et les flashcards (ayant moi-même un profil essentiellement visuel). Ainsi chaque profil d’apprenant peut y trouver son compte et la variété des approches profite à tous.

C’est pour ça que vous trouvez sur ce blog beaucoup d’ images qui vont servir de support visuel aux apprenants. Ayant épuisé mes souvenirs théoriques sur le sujet je m’en vais à présent vous raconter de façon plus pratique comment je les utilise en classe avec l’exemple le plus récent que j’ai : le verbe être et les adjectif.

Je travaille avec des enfants de langue maternelle turque. Hors en turc le verbe être n’existe pas vraiment. Il peut être occulté. Ou bien, on rajoute un suffixe pour spécifier la personne à la fin du nom ou de l’adjectif. Pareil pour le verbe avoir. Ces 2 verbes sont donc très difficiles à comprendre, appréhender, et utiliser pour mes élèves. D’où ce travail approfondi qui va se poursuivre toute l’année.

Et voici les flashcards en question

( dans l’ordre content/amoureux/fatigué /fort /grand / gros /malade / faché / petit /triste)

  • Découverte des mots avec les flashcards

La plupart sont connus mais pas tous. Pour les nouveaux mots je lie le geste à la parole (on dit  » amoureux »avec une petite voix et en faisant un coeur avec la main, on dit « fort » d’une voix décidée et en montrant ses muscles!!, « gros » se différencie de « grand » par le son O qui d’ailleurs a la même forme que le personnage, on le remarque on mime ce grOs ventre et on rigole…). Je dis le mot, ils le répètent, le miment, et on recommence 2/3 fois. C’est l’occasion de parfaire la prononciation pour ne pas installer de mauvais réflexes. Ici je ne travaille QUE sur l’adjectif. Pas encore sur la structure de phrase avec être.

  • Jeux de mémorisation visuelle: le mot.En 2 étapes.
  1. La première étape consiste à associer la bonne image au mot que le prof dit. En général, j’affiche quelques cartes au tableau et il va falloir montrer la bonne. D’abord individuellement, puis comme une petite compétition entre 2 élèves. Je dis « fatigué » et le premier qui montre la carte ou l’attrape gagne, etc….Ceci peut être complété par un jeu de mime, un jackadi, … tout ce qui peut « installer le mot, entendu, dans le corps »
  2. Pour la deuxième étape, c’est à l’élève de dire le mot quand je montre l’image. Il y a différentes façon de rendre cette étape ludique, compter les points encore une fois, montrer les cartes de plus en plus vite, le montrer en un éclair de sorte à ce qu’ils n’aient que le temps de deviner l’image, les cacher derrière son dos et « surprise!!, une carte!! ».… A vous de trouver les vôtres, je suis preneuse, d’ailleurs, de toute nouvelle idée!! Là encore le mime complète la mémorisation, je mime, ils disent le mot … seuls, tous ensemble, sous forme de compétition (celui qui se trompe s’assoit jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un)
  • Le mime : la phrase.

Assez de mots, il temps de passer à l’action. Et à la phrase.

Un enfant va venir près de moi, je lui montre discrètement une flashcard et il va la mimer, celui qui fera la bonne phrase « Il est fatigué » pourra à son tour venir mimer. C’est l’occasion de revoir une fois toutes les cartes et d’expliquer les variations éventuelles au féminin (grand/grande). Mon objectif n’est pas le masculin/féminin donc je n’insiste pas plus que ça mais je les corrige rapidement quand ils se trompent au cours du jeu. Et finalement pour la majorité des élèves ça suffira pour qu’ils y fassent attention.

Puis je vais me « retirer » symboliquement du cours puisque chaque élève qui va venir mimer va choisir lui-même, SANS FLASHCARD, ce qu’il veut mimer. L’intérêt est double : ils font l’effort de se souvenir des cartes et donc des adjectifs qu’on utilise avec le verbe être. Et puis, le jeu se faisant sans moi, ils vont utiliser, en situation, le « tu » et le « je ». Avec le geste. Je leur demande de pointer le doigt vers eux quand ils disent « je » et vers leur ami pour le « tu ». L’enfant qui mime choisit celui qui va répondre. Je ne suis plus là que pour les petites corrections. Ce retrait de l’enseignant me semble essentiel, il renforce le naturel de l’échange entre les élèves.

Exemple: « Tu es triste? », l’élève qui mime répond « Oui, je suis triste »

On introduit la réponse négative: « Non, je ne suis pas triste ». Ce jeu de mime est drôle et les enfant participent parce qu’ils veulent à leur tour l’occasion de bouger et de « faire du théâtre ».

Rien n’empêche cependant le prof d’entrer dans le jeu du « théâtre » et d’en faire des caisses pour faire rire tout le monde et ainsi remotiver les élèves qui restent un peu passifs.

  • L’étiquette dans le dos

Avec un gros trombone on accroche une flashcard dans le dos d’un élève qui ne la voit pas. A lui de trouver ce que c’est en posant des questions : « Je suis malade? » -> réponse affirmative OU négative de la part du groupe classe. J’aime bien de temps en temps passer aux réponses collectives: certains enfants timides vont préférer ça et aimer parler uniquement dans ces moments là.

  • Les dés

J’ai utilisé des images qui représente les pronoms personnels : JE, TU, IL, ELLE, ON que nous avons rapidement travaillé (toujours avec la gestuelle)

Puis on a joué avec ces 2 dés que j’ai créés et imprimés en A4

C’était la première fois que j’utilisais des dés pour travailler la structure de phrase/conjugaison et c’est génial. Je le referai régulièrement.

Encore une fois on exploite le ras-le-bol des enfants à être assis et leur motivation toute naturelle pour tout ce qui va les faire se lever de leur chaise. C’est tout bête mais ils vont adorer venir au centre du cercle et jeter ces dés. Ils vont même parfois en faire des caisses, inventer de nouveaux lancés de dés: les 2 en même temps, le plus haut possible, avec un petit saut de danse. Peu m’importe. Puisqu’au final ils conjuguent en n’oublient plus d’utiliser le verbe être.

Pour corser un peu le tout après quelques tours de dés on va en demander plus. On va travailler sur la question « pourquoi? »

Enfant1 : Lancer de dés:« Je suis fatigué. »

Enfant2 (choisi par enfant 1): « POurquoi tu es fatigué? » (Oui, non on n’inverse pas encore le sujet.)

L’enfant1 a toute la liberté de répondre ce qu’il veut et s’il le veut de faire rigoler ses camarades.

Encore une fois l’enseignant s’efface au maximum de l’échange et quelle satisfaction de voir que nos élèves ont « une conversation » entre eux et en français. L’échange n’est pas complètement naturel mais il pourrait l’être.

Voilà un exemple assez représentatif de ma pratique de classe avec les images comme support de mémorisation et de production orale.

Voici les images en questions et les dés et à vrai dire, vous pouvez bien en faire ce que vous voulez 🙂 Télécharger le PDF ICI Etre + adjectif

A venir, une activité ludique autour d’être et ces mêmes adjectifs qui a, autant le dire, cartonné! Et bien sûr la suite logique: le verbe avoir qui va être sensiblement travaillé de la même façon.